En descendant le Colorado : Va y avoir du sport !

Vendredi 17 juillet

Les vacances, c’est en principe fait pour se reposer. Néanmoins, j’ai perdu (3 voix contre 1) l’affrontement entre une journée farniente contre la perspective d’une journée sportive. Foutue démocratie ! Ce matin nous nous levons aux aurores (enfin à 8H00) afin de profiter de la fraicheur relative pour affronter le terrible Devils Garden trail. Dans ce jardin, ce ne sont pas les plantes qui poussent mais bien les arches. Long de 10,5 km, le trail propose un chemin grand public qui se prolonge pour les plus courageux par une boucle plus primitive.

C’est donc dès potron-minet, les sacs à d’eau (\o/) largement remplis de liquide (plus de 4L pour les gros buveurs comme moi), que nous empruntons le sentier sablonneux qui démarre au sein d’un petit canyon. Nous laissons (pour le moment) sur notre droite une petite boucle qui se dirige vers deux arches pour nous rendre vers l’un des symboles du parc : la Landscape Arch.

Interdiction de trop s’approcher, arche fragile ! (on voit une cassure sur la droite)

Interdiction de trop s’approcher, arche fragile ! (on voit une cassure sur la droite)

 Nous partons pour une petite boucle annexe qui nous emmène vers deux sites. Le premier d’entre eux est Partition Arch. C’est une arche en deux parties qui s’atteint après une petite montée et au travers de laquelle on a une vue sur le plateau du parc. On se prête volontiers au jeu des portraits.

Mélodique, ce paysage nous joue une belle partition …

Mélodique, ce paysage nous joue une belle partition …

 Des ptits trous, des ptits trous, toujours des ptits trous …

Des p’tits trous, des p’tits trous, toujours des p’tits trous …

La seconde attraction du détour est Navajo Arch. Le nom, tout comme le site de l’arche invite au rêve. Plus sombre, dans un coin peuplé d’arbres un peu plus hauts que la moyenne du parc, avec une petite mare, on imagine sans difficulté une cérémonie shamanique ou un appel aux esprits du désert dans ce lieu mystique. Ce n’est pas l’arche la plus photogénique mais cette caverne a un charme certain.

J’ai pas compris le rapport avec le commissaire Navajo par contre …

J’ai pas compris le rapport avec le commissaire Navajo par contre …

On retourne sur le chemin principal où nous jouons les équilibristes sur une espèce de bosse de roche lisse semblable aux dos de baleines de Canyonlands. Quelques endroits un peu pentus pourront ici paraître difficiles à ceux qui ne sont pas trop habitués à de tels efforts. On est quand même récompensés par une jolie vue sur un labyrinthe de bourrelets rocheux que nous parcourrons au retour sur le primitive trail.

Paysages déchiquetés du Devils Garden.

Paysages déchiquetés du Devils Garden.

Dernier panorama spectaculaire de la balade, nous arrivons à Double O arch, deux arches superposées l’une au dessus de l’autre et culminant à plus de 50 mètres de haut. Comme souvent, on peut passer sous la plus basse des deux arches. Quelques intrépides s’essaient même à l’escalade pour marcher sur le toit de ce monument naturel. Là encore, des traces de brisure et des blocs au sol rappellent le caractère fragile de l’édifice malgré son caractère imposant.

La fin officielle du trail, la suite c’est pour les plus courageux seulement.

La fin officielle du trail, la suite c’est pour les plus courageux seulement.

Lauriane, toute heureuse d’être au milieu d’une double … arche.

Lauriane, toute heureuse d’être au milieu d’une double … arche.

On commence à entamer les heures supplémentaires pour se rendre sous un grand pilier noir au milieu du sable. Dark Angel, c’est son nom, se dresse, incongru, au bout du chemin. Soyons francs, on aurait pu éviter le trajet jusqu’à son pied et voir cet obélisque naturel depuis Double O Arch.

Long, massif, noir, je vous laisse trouver vos blagues tout seul !

Long, massif, noir, je vous laisse trouver vos blagues tout seul !

La suite du sentier … et bien il n’y en a pas vraiment. On est guidé par des cairns, au sein d’un environnement désertique sans croiser vraiment d’autres promeneurs. On a comme une impression de chemin privé : et ça tombe bien puisque nous arrivons bientôt à Private arch. J’ai un petit coup de chaud, je reste donc à profiter de l’ombre providentielle d’un petit arbre pendant que les filles s’en vont faire une séance photo au dessus de l’arche. Enfin tranquille …

On continue en alternant passages dans des canyons ocres très étroits, dans des étendues sablonneuses plus ouvertes ou enfin en escaladant les petites bosses dont vous avez constaté la forme sur les photos. Tout au long de la randonnée, la chaleur est étouffante et l’on est bien heureux d’avoir été très prévoyants au niveau de l’eau. Enfin, comme si cela ne suffisait pas, avant de rejoindre le chemin principal, nous avons droit à une petite montée sans ombre dans le sable. Parfait !

On a parcourut le chemin, on a tenu la distance …

On a parcouru le chemin, on a tenu la distance …

Après toute les arches en plat de résistance, voici le désert.

Pour finir, après toutes les arches en plat de résistance, voici le désert.

Nous rejoignons donc le flot des touristes en sortant enfin de notre chemin bien tranquille. Ils ont l’air frais et avancent d’un air guilleret, nous sommes beaucoup plus laborieux. Arrivés juste avant la fin de la randonnée, nous retournons pour voir deux nouvelles arches : Tunnel Arch et Pine Arch. Malgré la fatigue, on s’émerveille toujours autant devant le spectacle. Fourbus mais ravis, nous arrivons enfin à la voiture (en ayant pratiquement épuisé toutes les réserves d’eau !) après presque 5h de randonnée, photos comprises. La distance et la chaleur sont clairement les points les plus critiques de la randonnée qui reste accessible, à mon avis, au plus grand nombre avec toujours la possibilité de ne pas prendre le primitive trail.

Pine Arch doit son surnom au pin qui a poussé en son centre.

Pine Arch doit son surnom au pin qui a poussé en son centre.

Tunnel Arch tout en longueur.

Tunnel Arch tout en longueur.

Nous ne perdons pas de temps et le repas est vite avalé. En effet, nous avons rendez-vous pour une descente du Colorado en rafting sous la lumière rougissante du soleil couchant. Quand je vous disait que la journée serait sportive. Un bus « old school » nous emmène donc au milieu du désert près des Fishers Towers (tours de sables solidifiés) qui vous seront sûrement familières du fait des nombreux films et publicités qui y ont été tournés.

Collection printemps été 2015

Collection printemps été 2015

Parés de nos marcels gonflables rouges, c’est parti pour la descente des gorges de l’Ard… euh du Colorado. En fait ce n’est pas vraiment du rafting tel qu’on l’entend en France puisqu’il n’y a que le guide qui rame ! Ça tombe bien, on est un peu cassés par la randonnée du matin. On va plutôt parler de croisière en raft. Quelques rapides mais rien de bien méchant (avec Ariane, on finira quand même bien trempés), de splendides falaises rouges qui encadrent la rivière chargée de sédiments et une bonne session baignade font paraitre bien courtes les 2 heures du voyage. Côté faune, on apercevra quand même un joli héron bleu.

Fin de journée, fin de road trip et il faut bien fêter ça. Nous voila donc lavés, apprêtés, pomponnés (ou pas) pour nous rendre à Moab Brewery. Ribs sauce barbecue – Jack Daniel’s, hamburger ou poulets grillés nous permettent de récupérer facilement les calories difficilement perdues lors de la journée. Enfin, point amusant, la législation mormone de l’Utah interdit de distribuer de la bière en pression au dessus de 4 degrés d’alcool. L’opportunité va être trop belle pour Ariane et Lauriane qui, pour la première fois depuis que nous les connaissons, vont pouvoir boire 2 bières sans être complément saoules !

Qu’on se le dise : pas de road trip sans brasserie avec nous !

Qu’on se le dise : pas de road trip sans brasserie avec les mabouls !

 

Les yeux encore ébahis des merveilles du Colorado et de l’Utah nous rentrons vers Boulder et de longues heures à trier les photos. Pour les filles, la route continue vers Yellowstone, le Canada, la côte Ouest … Pour nous, ce sont deux semaines de pause à la maison avant de repartir pour de nouvelles aventures ! A bientôt …

3 réflexions sur “En descendant le Colorado : Va y avoir du sport !

  1. Pingback: Sur les traces des pionniers – Jeep hip hip houra ! – Mabouls de Boulder

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