The Snowy Mountain National Park

En décembre dernier, nous avons quitté notre appartement des logements proposés par l’université pour une petite maison au pied des Rocheuses, à l’ouest de Boulder (quartier de Mappleton Hill). Ce petit mouvement nous a permis de gagner au moins 5 minutes pour la route qui amène jusqu’au Rocky Mountain National Park. Nous avons donc profité de ce bénéfice pour parcourir le parc sous la neige. A plus de 2000 mètres, la poudreuse est présente entre novembre et mai.

31 décembre 2016

Pour clôturer 2016, nous choisissons de louer des paires de raquettes afin de faire une partie de tennis. Euh, plutôt de faire une des randonnées emblématiques de ce parc, la marche de Bear Lake à Emerald Lake. Si nous l’avions fait il y a plus de 2 ans, nous allons maintenant découvrir ces paysages sous d’autres couleurs.

Et l’autre couleur est … blanc.

Après une vingtaine de minutes de montée, nous arrivons au premier lac, le lac aux nénuphars, Nymph Lake. En été, on n’aperçoit presque pas la surface sous un tapis de feuille verte et de fleurs jaunes. Le chemin qui contourne le lac est magnifique. Aujourd’hui, le lac on n’aperçoit presque pas la surface sous un tapis de glace. Le chemin qui contourne le lac est … sur le lac.  

Les Nymphs me laissent de glace.

On continue à s’élever avec de belles vues sur la vallée glacière et aussi sur les sommets enneigés. Pas de traces du ruisseau que l’on suit en été. Les seules choses qui dévalent les pentes sont les skieurs de randonnée qui profitent de la poudreuse toute fraiche. Le sentier est assez fréquenté par les randonneurs. Néanmoins, rien à voir avec la foule estivale.

Nous arrivons jusqu’aux deux lacs de Dream Lake et Emerald Lake. Pour le coup, s’en est presque un peu flippant de passer sur la glace translucide. Il n’y a plus du tout de sentier et c’est donc sur le lac qu’il faut continuer à progresser. Arrivé au bout du trail, on a même la surprise de voir des gens jouer au hockey sur glace sur Emerald Lake. Suprenant !

Translucide à vous glacer le sang.

Un match de hockey qu’on espère sans avalanche.

Si le cadre est enchanteur, on se les caille sévère. En effet, le vent souffle vraiment fort en s’engouffrant entre les montagnes. D’ailleurs, si on lève la tête vers les sommets on aperçoit des volutes de neiges soulevées continuellement. Elles forment un halo lumineux entourant les cimes.

Même en pleine hiver, il est difficile d’échapper à la faune dans le parc national des Rocheuses. Pas d’élan, ni de wapitis mais de jolis geais bleus qui sur Nymph Lake essaient de récupérer quelques miettes échappées des casses croutes des randonneurs.

La redécouverte du parc a été une belle réussite. Avec cette journée, on réussit le grand chelem en ayant visité le parc en 4 saisons. Nous aurons l’occasion d’y retourner un peu plus tard dans l’hiver pour visiter un autre secteur.

29 – 30 janvier 2017

C’est cette fois-ci à l’Ouest du Rocky Mountain NP que nous passons le week-end. Accompagné de 3 copains, nous avons en effet choisi de louer pour la nuit un chalet dans la station de Winter Park, aux portes du parc. Partis en début de matinée de Boulder, nous arrivons jusqu’au Snow Mountains Lodge, une station de ski de fond. Hélène chausse ses machines de torture et s’élance sur les pistes avec Ben pendant que je pars faire un tour de raquettes avec Marina et Leonie.

Vu que c’est elle qui avait l’appareil photo, je peux raconter n’importe quoi et dire que pendant notre randonnée de plus de 25 kilomètres, nous avons vu 3 élans, 2 grizzlis, 5 pingouins et 1 mammouth !

De son coté, Hélène a bien profité du soleil et des jolies paysages tout au long des circuits.

Quelle maîtrise technique.

La ferme rouge classique du Colorado.

C’est presque à la nuit tombé que nous rejoignons le beau chalet que nous avons loué pour la nuit. Et vu qu’on passe le week-end à la neige, rien de tel qu’une bonne fondue savoyarde pour reconstituer ses forces. A ceci près, qu’on a oublié le caquelon à Boulder. Bon on se débrouillera avec une casserole et de nombreux allers retours vers la gazinière.

C’est beau comme un croûton dégoulinant de beaufort …

Le lendemain, nous retournons aux endroits où nous avions campé le 4 juillet dernier pour le week-end de l’Independance Day. Le grand Lake Granby dans lequel nous nous étions baignés est maintenant totalement gelé. C’est devenu le terrain de jeu des motos des neiges. Des tentes parsèment également sa surface, elles sont occupées par les pécheurs qui taquinent le goujon après avoir troué la banquise. On a peine à reconnaitre les paysages vus les étés précédents

Le lac Granby.

On reprend la route quelques minutes avant d’atteindre le but du jour, le :

Après avoir discuté un peu avec les rangers, on décide de profiter des paysages, de faire une petite marche le long du Green Mountain Trail dans la Kawuneechee Valley. On a tout le secret espoir d’apercevoir des élans dans la neige. Alors que nous empruntons le début de la route scénique, on est content d’avoir la Subaru avec pneus neige et 4 routes motrices. Le déneigement n’est pas aisé pour les rangers.

On se croirait à White Sands au Nouveau Mexique.

La randonné débute sous les sapins sur le chemin tracé par les randonneurs qui nous ont précédés. La couche de neige est assez impressionnante. Sans raquettes, on s’enfonce régulièrement assez profondément, ce qui fait que notre progression n’est pas aisée. Il est quand même bien agréable d’avancer dans cette atmosphère calme, où la neige semble absorber tous les sons.

Sur le chemin du retour, nous croisons une dame qui nous avertit de faire attention aux élans, qu’elle vient d’en croiser 2 le long du sentier et qu’ils avaient l’air assez agressif. Ce n’est pas étonnant, cet animal est connu ici pour être le plus dangereux du parc. On peut régulièrement lire dans les journaux des signalements d’attaque, surtout au printemps. Pas de traces des deux cervidés, enfin plutôt si, mais seulement sur le parking.

Les traces sont espacées, l’élan a pris de l’élan.

On s’enfonce un peu plus loin sur la route scénique. On s’aventure sur la partie un peu plus ouverte de la vallée, là où la neige est totalement immaculée. Il y a très peu de monde dans la partie ouest du parc et les gens ont torts, car c’est très beau.

La fine équipe du week-end.

En dessous, c’est le fleuve Colorado.

Après cette petite balade, nous filer nous réchauffer au Maverick’s Grille à Granby, un restaurant de cowboys que nous connaissions déjà et qui fait de bons burgers. La route du retour sera un peu plus longue que l’aller, les retours chargés des stations de ski semblent malheureusement une habitude assez universelle. Ce n’est pas bien grave, on profite d’un beau coucher de soleil rosé et irréel sur les montagnes.

Aussi beau en été qu’en hiver, le parc national des Rocheuses est vraiment un endroit que l’on apprécie. C’est après ce genre de week-end que l’on se dit qu’on a vraiment de la chance d’avoir ce genre de lieux à deux pas de chez nous.

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