Un été à Boulder – 1ère partie – High in Colorado

L’état du Colorado ne compte pas moins de 52 sommets appelés 14ers (« fourteeners »), c’est-à-dire des sommets à plus de 14000 pieds, soit 4270 mètres d’altitude !

Cet été, j’ai eu l’occasion de pouvoir monter en haut de trois 14ers ! Malheureusement, Floran n’était pas de la partie, il lui a fallu un petit moment pour se remettre de son entorse et ce genre de randonnée est un peu trop rude pour une reprise…


18-19 juin 2016 – Mount Elbert

Et comme premier 14er, je n’ai pas fait les choses à moitié puisque j’ai commencé par le plus haut sommet du Colorado, le Mount Elbert, qui culmine à 14433 pieds, soit 4400 mètres. Pas moins de 9 miles aller-retour (14,5 km) et 4700 pieds de dénivelé (1432 mètres).

Je suis partie la veille avec Martin, Vanessa et Tim pour camper au départ de la rando et commencer la randonnée le plus tôt possible.

En chemin, nous nous sommes arrêtés à Frisco, pour une plongée dans l’Amérique profonde, au festival du barbecue ! Au programme, une multitude de stand avec des barbecues géants.

Chaud devant !

Chaud devant !

Nous nous laissons tenter par des sortes de saucisses frites et des brochettes saucisses/crevettes à la sauce barbecue. Pas si mal ! Au milieu de toutes ces fumées, quelques animations comme des acrobates ou des courses de chiens.

Nous repartons repus en direction de Leadville. Le départ de la randonnée se trouve à une trentaine de kilomètres au sud de cette petite ville de western.

Notre objectif est en vue !

Notre objectif est en vue !

Nous avons décidés de camper à côté du départ de la randonnée, pour éviter de se lever au milieu de la nuit et de faire la route aller et retour dans la journée.

Une bonne nuit à la fraîche ! Dans le Colorado, le camping, c’est une religion.

Une bonne nuit à la fraîche ! Dans le Colorado, le camping, c’est une religion.

Le dimanche matin, nous nous levons aux aurores (enfin, pour moi, c’est tôt mais les autres ça n’a pas l’air si difficile).

C’est parti pour l’ascension.

C’est parti pour l’ascension.

Le chemin commence en forêt, il fait frais mais le soleil et le fameux ciel bleu du Colorado sont au rendez-vous. Etant donné l’altitude (on a démarré la randonnée à plus de 3000 mètres), le manque d’oxygène se fait sentir directement ! Une fois sortis de la forêt, la randonnée continue dans les cailloux, au milieu des fleurs de montagne. C’est la grande différence avec nos chères Alpes : la végétation. Ici, à plus de 3500 mètres d’altitude, on trouve toutes sortes de fleurs et très peu de neige ! Je fais de nombreuses pauses dans la montée « pour prendre des photos » (et souffler). La vue derrière nous est très jolie, on aperçoit au loin plusieurs lacs, dont les Twin Lakes.

Après plusieurs « faux » sommets, le vrai sommet est en vue. La dernière demi-heure me semble interminable, les autres m’attendent déjà en haut ! Mes jambes me demandent plus d’oxygène que je ne peux en fournir et mon souffle est court.

Sommet en vue !

Sommet en vue !

Mais quelle fierté d’être arrivée en haut ! Il me faudra d’abord un petit moment pour récupérer quelques forces, à coup de barres de céréales. Il n’y a pas de panneau indiquant le sommet, mais tout le monde se prend en photo avec un papier ou un carton mentionnant le nom du sommet et l’altitude. On se plie donc à la tradition.

Il est encore assez tôt dans la saison, il reste donc de la neige sur les montagnes autour de nous. Le paysage est magnifique !

On peut même deviner les Marroon Bells au fond.

On peut même deviner les Marroon Bells au fond.

La descente se fera sans encombre mais un peu longue ! On est content d’enfin arriver à la voiture. La température augmente au fur et à mesure que l’on descend. Une fois de retour à la voiture, on fera une petite pause au bord d’un lac avant de reprendre la route vers Boulder.

Emerald Lake, avec vue sur le Mount Elbert

Emerald Lake, avec vue sur le Mount Elbert.


9 juillet 2016 – Grays & Torreys

Non contente d’être allée au plus haut sommet du Colorado, je repars pour deux 14ers en une journée. Direction Grays & Torreys, en compagnie de Martin et Vanessa, Tim, et Matthias ! Ces deux sommets, respectivement à 14270 et 14267 pieds (environ 4350 mètres), se trouvent l’un à côté de l’autre et tant qu’à y être, autant faire les deux d’affilé.

A gauche, Grays et à droite Torreys.

A gauche, Grays et à droite Torreys.

C’est donc parti pour 8,5 miles (un peu plus de 13,5 km) et 3600 feet (environ 1100 mètres) de dénivelé ! De la rigolade après le Mount Elbert (ou pas).

Histoire de compliqué un peu la chose, nous n’emprunterons pas le chemin classique pour monter (parce qu’il est un peu boring) mais nous passerons sur la droite de Torreys, par le Kelso ridge, une arête quelque peu escarpée où l’on aura besoin de faire quelques pas d’escalade.

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Un petit passage vertigineux à la fin et nous voilà au sommet de Torreys ! Il y a beaucoup de monde alors qu’il n’y avait personne sur notre chemin. Il faut dire que le chemin « normal », même s’il est en altitude et que le dénivelé est important, reste tout de même assez accessible puisqu’il ne présente pas de passage dangereux.

Le temps d’une petite pause goûter, quelques photos et nous voilà repartis pour la descente ! Celle-ci sera courte puisque nous remontons directement pour le deuxième pic, Grays. Mes jambes n’ont pas vraiment appréciées ce petit chemin intermédiaire et l’arrivée au somment de Grays ne sera pas facile. Heureusement, la vue est splendide et je profite donc, comme à mon habitude, « pour faire des pauses photos ».

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Comme nous sommes passé par le ridge, nous sommes en sens inverse de la plupart des autres randonneurs, et donc au moment où nous arrivons à Grays, il n’y a quasiment personne, tout le monde est à Torreys. Nous en profitons pour faire nos fameuses photos et pique-niquer avant de redescendre tranquillement par le chemin.

On arrive contents mais fatigués à la voiture. En chemin, nous avons croisé, à la montée et dans la descente, plusieurs mountain goat (des chèvres des montagnes) dont une maman et son petit.

 

Une réflexion sur “Un été à Boulder – 1ère partie – High in Colorado

  1. Heureusement que l’on t’a initié à la randonnée dans ta jeunesse et aux réveils aux aurores … tu en récoltes tous les fruits ….. Avec encore plus d’assiduité à l’époque, tu aurais fait ces randonnées au pas de course !
    Tout de même un grand bravo à toi pour l’effort accompli et les belles photos.

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