Trip à Kanab(bis) : Retour à Bryce

30 mai 2017

2001 : la famille d’Hélène fait un road trip un peu laborieux aux USA (normal je n’étais pas là pour l’organiser), le grand coup de cœur du voyage reste Bryce Canyon NP.

2017 : comme une évidence, nous retournons sur les lieux du crime. Le temps a passé et les protagonistes ont plus changés que les paysages. La beauté des lieux restent incroyables.

Le lever de soleil est passé depuis un bon moment lorsque nous nous présentons à Sunrise Point. L’heure et demie de route depuis Kanab a en effet un peu refroidi nos ardeurs aurorales. Quoi qu’il en soit, même en ces heures avancées de début de matinée nous profitons d’un paysage prometteur.

Les hoodoos de Bryce.

Les hoodoos depuis Sunrise Point.

Des hoodoos et l’arbre le plus photographié du parc.

J’ai déjà présenté Bryce Canyon sur le blog. Ce vaste amphithéâtre est – probablement avec Arches et le Grand Canyon – la carte postale idéale de l’Ouest américain. Et même en étant venu l’an dernier, le spectacle fait son petit effet. Aujourd’hui, nous allons explorer les méandres du parc en parcourant le figure 8 trail un sentier d’un peu plus de 10 kilomètres qui s’enroule au plus près des hoodoos (cheminées de fées en bon français)

Sous l’hoodoo.

Nous débutons la journée de randonnée par la descente vers le Queen’s Garden. Ce chemin en pente douce commence par traverser une zone relativement pauvre en hoodoos. Il offre par contre de belles vues sur des collines variant de l’orange au blanc. Rapidement, la concentration en cheminées de fées augmente. Lorsque l’on arrive en bas, on commence à distinguer les colonnes aux sommets délicatement ciselées. Nous en profitons donc pour présenter nos hommages à la Queen Victoria qui impassible regarde l’horizon.

Hoodoo portrait.

Ubu roi / Hoodoo reine.

Hoodoo blanc.

Le chemin est relativement plat jusqu’à la jonction avec Peek à Boo loop. Puis c’est par une longue montée que nous commençons la boucle. D’ici, on commence à avoir une belle vue sur la rive du canyon, chiquetée par de nombreuses cheminées de fées. Multicolores, à hauteur de vue, on se rend bien compte des différentes strates qui les composent.

Des hoodoos.

Des hoodoos.

Des hoodoos.

Des hoodoos.

Des hoodoos.

L’avantage de se promener sur les crêtes, outre les nombreuses calories qu’il nous faut dépenser, c’est de pouvoir observer les montagnes qui entourent le parc. Bien sur, dans cet univers orange, l’œil est habitué à la couleur. Néanmoins, les reflets blancs et rouges des falaises à l’arrière plan sont tout autant impressionnants.

Des hoodoos, des montagnes.

Des montagnes, des hoodoos.

Au fur et à mesure que l’on s’avance, on pénètre un peu plus au milieu des formations géologiques. Les flèches minérales sont plus nombreuses dans le secteur, formant parfois de véritables murailles. On se croirait presque devant une cathédrale baroque avec ses hautes tours, ses arches et ses tympans sculptés.

Au coeur des hoodoos.

Notre Dame des Hoodoos.

Hoodoo Arches @PtitQuinquin

Le chemin redescend jusqu’au pied d’un chemin de cabri qui mène à Bryce Point, l’un des points de vue de la rive. Nous ne l’emprunterons pas, préférant continuer dans la partie basse de Peek a Boo loop. Pour le moment, on savoure les derniers instants de la partie supérieure et un pique nique.

L’hoodoo route – sans péage …

Bein … des hoodoos.

Pour les envies pressentes, on notera que c’est à cet embranchement que se trouvent les seules toilettes au cœur de l’amphithéâtre. Ça peut servir !

La dame pipi des hoodoos : attention à vos noisettes devant l’urinoir.

Le retour de Peek a Boo nous emmène un peu plus profondément dans l’amphithéâtre. On a un peu plus de recul et une vue d’ensemble sur les structures géologiques. Là encore, le chemin est constitué d’un enchaînement de courtes montées et descentes. Je ne sais pas si c’est parce qu’on s’habitue à la beauté des lieux mais la partie basse de la boucle m’ébahit un peu moins.  On croise deux groupes de cavaliers qui avancent au pas sur les étroits chemins. De notre côté, nous passons au trot puis au galop car des nuages menaçants font leur apparition.

Le cirque à hoodoos.

Menaces sur les hoodoos.

Hoodoos jumeaux.

La montée finale s’effectue par Wall Street, ce long couloir où des virages en épingle très rapprochés permettent une élévation rapide. Alors que l’on avait vu très peu de monde jusqu’ici, on retrouve ici la foule des touristes plus ou moins bien équipés. Peu avant le sommet, on croise des rangers qui battent le rappel pour faire remonter les visiteurs. L’orage n’est plus très loin et le canyon n’offre aucune protection. C’est justement lorsque nous passons le marteau de Thor (Thor’s Hammer), ce hoodoo à la forme caractéristique que le dieu scandinave use de son attribut pour frapper la terre de ses foudres divines.

Hoodoos en pente.

Wall street et ses hoodoos.

L’hoodoo de Thor.

Le Figure 8 trail est une randonnée exceptionnelle. Il nous aura fallu environ 4h30 avec repas pour parcourir les 10.5 kilomètres. Comme le montrent les photos d’Hélène, les paysages traversés sont magnifiques et on ne peut évidemment que recommander de faire l’effort de descendre au cœur de l’amphithéâtre pour parcourir ce chemin relativement préservé des foules.

Les derniers hoodour du joos.

L’averse a été de courte durée. Un petit passage shopping au Visitor Center avant de nous engager sur la route scénique du parc. Nous ne ferons que peu d’arrêts, pas vraiment convaincus par l’intérêt de passer du temps ici par rapport aux points de vue principaux. Je sauve quand même le spectaculaire et gigantesque pont naturel qui se trouve à l’arrêt Natural Bridge.

Natural Bridge

Nous terminons en beauté ce retour à Bryce par le dernier point du vue qui manquait à notre collection : Bryce Point, à l’extrémité sud de l’amphithéâtre. Fermé l’an dernier, nous n’avions pu le découvrir. Il est situé un petit peu plus haut que Sunrise Point, Sunset Point ou Inspiration Point ce qui nous permet d’embrasser encore un peu plus le panorama. On se rend compte de toute l’étendue du champ de pilier de terre. C’est magnifique, probablement mon endroit préféré du parc – en faisant abstraction de la foule.

Des hoodoos.

Des hoodoos.

Des hoodoos.

Des hoodoos.

Une séance photo permet de terminer ce récit comme je l’ai commencé,  par un clin d’œil au passé.

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